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MARITHÉ et FRANÇOIS GIRBAUD signent l’affiche 2008
L’affiche de la Feria, c’est la première vitrine de Béziers en fête, qui
rassemble autour d’une culture créative, accueillante et festive, l'espace de
cinq jours et quatre nuits, des centaines de milliers de visiteurs. Entre 700
000 et 900 000 selon les années.
Mais si la fête s'organise autour de la Tauromachie, c'est à l'inspiration
artistique personnelle de grandes signatures que Béziers demande de marquer
chacune de ses Feria.
De 1996 à 2000, ce fut le peintre colombien BOTERO pour une série d’affiches qui
sont aujourd’hui de véritables pièces de collection.
En 2001, ce fut le Sétois Robert COMBAS; en 2002 et 2003, Christian LACROIX ; en
2004, Inès DE LA FRESSANGE; en 2005, un illustrateur, Hyppolite ROMAIN. En 2006
ce fut l'oeuvre d'un grand torero espagnol et peintre en renom, Luis Francisco
ESPLA.
Enfin, en 2007, Béziers célébrait le 60e anniversaire de la disparition du plus
fameux torero de tous les temps, Manolete à travers le cliché “historique” du
photographe taurin Francisco CANO.
Avec la création de Marithé et François GIRBAUD, cette année, Béziers renoue
avec une signature de prestige dans le monde de la mode. Inventeurs du “Dénim”
délavé, ces anciens hippies et peace and love des années 60 sont devenus Girbow
(aux USA) ou Mawité (Afrique) et dans le monde entier Seeds of Peace.
On se souvient de leur version “scandaleuse” - pour certains - en 2005, de la
Cène de Léonard de Vinci. Version très féministe et artistique, mais pas
outrageante.
François Girbaud nous parle de son affiche...
“La première fois que j’ai passé le "Poussarou" en venant de MAZAMET, je
n'imaginais pas être sollicité un jour pour dessiner l'affiche de la Feria où
j'ai vu mon premier taureau. J’ai appris à courir l'Enciero et le Raset, là,
dans les petites arènes de ce qui allait devenir mon premier terrain de jeu
d'adolescent. J'ai branché ma guitare électrique pour défier tous les "Cavaliers
du ciel", et un jour je suis parti pour les Amériques.
Comment résumer son travail à travers un dessin unique sans altérer toutes les
sensations éprouvées ?
Tout d’abord trouver l’angle, être assez près pour sentir l'arène. Et puis, je
dessine des
pantalons, il faut prendre le geste, l’attitude du "Coq du village" s'impose,
prendre par la
bande... L’angle de l’érection. Le personnage à la muleta reçoit brutalement le
taureau
dans les c........, ouille ! En avoir ou pas ?
La feria rentre dedans. Un choc à en faire sauter les boules (de pétanque) qui
s’envolent... sur fond sang & or. Après plusieurs tentatives, le fauve s'est
imposé comme un tag urbain. Derrière la courbe des talenqueres, les bandas
donnent une sonorité à l'affiche. Je suis très fier de cet honneur et de cette
reconnaissance, même si j'ai encore le sentiment de ne pas m'être fait Béziers
dans le désordre d'un pastis au mètre. J'en ai fait voler les lettres, beaux
dégâts.
J'ai dédicacé cette affiche au dernier galop de mon cheval SABATOUN DE
PSALMODIE. Un pur Camargue." François Girbaud |