
Le légionnaire se trouvait toujours dans le coma au centre hospitalier de Narbonne après avoir ingurgité la veille une forte dose de neuroleptiques et d'alcool.
Les enquêteurs du SRPJ de Montpellier disposent de l'étrange confession manuscrite par le légionnaire amoureux et retrouvé dans la chambre de l'Hôtel Ibis de Narbonne où il avait tenté de mettre fin à ses jours mardi soir.
En dix lignes, sur une feuille de bloc-notes à petits carreaux, l'homme en fuite explique sa déception amoureuse après leur séparation, et son désespoir au moment où la jeune fille a disparu. Plus inquiétant encore, il écrit qu'il veut mettre à profit cette fête de la Saint-Valentin, pour rejoindre Adeline, son amour. Légionnaire à Aubagne, décrit comme psychologiquement fragile, et déprimé depuis son retour de mission en Afghanistan, Mansour est arrivé à Narbonne samedi en début d'après-midi pour garer la voiture de la jeune fille dans un parking du centre. A six heures du matin, il avait confié sa voiture avec la clef et les papiers à ses parents, le chien, ses effets personnels et 1 200 € à sa sœur avant de prendre la route, téléphone portable éteint.
« Nous sommes face à un acte préparé, peut-être même programmé. Il ne s'agit pas d'un geste spontané lors d'une dispute » estime Patrick Mathé le procureur de la République. Dans l'appartement aucune trace de lutte, aucune trace de sang.
Dans la voiture de la jeune femme, c'est la même chose » ajoute Gilles Soulié, directeur du SRPJ de Montpellier qui répète que la jeune fille n'avait aucune raison personnelle de s'éloigner de sa famille, de ses amis, de sa fille. « Elle était bien dans sa vie, dans son boulot. Le seul problème, c'était sa vie de couple » ajoute le commissaire impatient de pouvoir entendre le légionnaire en garde à vue. Dès que les médecins donneront leur feu vert.




